The Tomb Of the Sky – from French

Je n’avais jamais eu tendance d’aborder des histoires qui sortent crue de la réalité ; rien que des faits irréels, regorgeant du tableau de mon imaginaire. A présent, je réside mélancolique sur mon bureau, emplissant cette page blanche d’encre ; bien plus précisément, des mots qui mijotaient dans ma tète, avec ce qui reste de mon corps fichu. Bien entendu, je fus gravement blessé ; sans le soin miraculeux du docteur Yates, je ne serai surement pas capable de raconter ceci, au coin de ma chambre à coucher, alors qu’il pleut dehors. Vous vous demandez pourquoi vous donner de votre temps, afin de lire ceci. Moi aussi, croyez moi ; si ce n’était point indispensable de vous conter ce qui s’est passé en Septembre 2019, j’aurai du me coucher cette nuit si tôt. J’ai une douleur torturante à vrai dire. Bon, le 21 Septembre, il faisait beau, pas vrai ? Comme tout rêveur, je m’installai dans un champ de blé qui appartenait à mon grand-père, propriétaire de celui-ci depuis plus de 40 ans ; lorsque père s’amusait encore à entendre Hendrix et Dire Straights. J’approuve un grand amour à eux aussi. Deux simples nuages me surplombaient, naviguant avec nonchalance, et le soleil leur offrait une majesté bien plus commode. «Tel père tel fils, l’ouragan Imelda succèdera Harvey dans deux jour à l’état de Texas. Soyez alerte et fermez vos fenêtres.» Annonça le reporter diffusé sur la radio de mon portable. Un iPhone à la caméra frontale assez médiocre. J’assume que je n’avais aucune idée de la vitesse de la tempête à venir, peut-être assez rapide qu’elle sera inaperçue dans la ville de Baytown, mais les dégâts insurmontables comme dans l’été 2017. Des milliers de blessés et au moins trois morts, sans les animaux de compagnie qui succombèrent à leur sort bien plus innocents. Je continuais à suivre les nuages des yeux. Père m’appela pour le déjeuner ; une table digne de notre grande et remarquable famille. La nuit tombée, tout le monde se livra aux jeux de société tant qu’il n’y avait pas de connexion. Seule mère qui se régalait d’un abonnement 4G avec un mépris et une férocité implacable et sans partage ; comme un limier protégerait ses chiots précieux. Oh oui, précieuuux ! ca vous rappelle quelque chose ? Dimanche soir, la ville sombra dans une grisaille ronflante ; des averses de pluie visitèrent Baytown, Houston et les environs. C’était un paysage flagrant ; personne n’était censée cheminer dehors, car la plupart de la population fit son possible d’éviter les dommages. Ma famille se sentait déjà désespérée. Je m’inquiétais à mon tour dans mon lit et songeais à l’ouragan. Je n’avais point l’habitude de percevoir un de plus près, car nous habitions Denver ; sinon, ces cyclones me fascinaient à la télé. Assez béants et effrayants, tels des titans sortis d’un mythe. C’est là ; à minuit que la tempête surgit fortuitement. De grands amas de nuages se formèrent recouvrant l’horizon même ; le tonnerre martelait le ciel, et la foudre répandait son odeur infernale. Un froid de mort immergea soudain ma pièce. C’était le silence impassible qui s’installait et qui me procura une peur fantomatique. Je me sentais faible et bercé par monstre masqué prêt à se révéler. Nous étions quatre dans ma chambre ; ma sœur et mes cousins. Les autres se réfugièrent à la salle de jeux. Un vent volumineux balaya le toit et bombarda les fenêtres au premier coup. Puis le deuxième coup, si je me rappelle très bien, vint pour anéantir la maison de béton en un soufflet gigantesque ; poursuivant sa route vers Houston. A ce moment, j’étais emporté par la tempête ; envolé. Telle une banane qu’un singe s’en empara au zoo ; telle une balle qu’un troubadour lançait ; tel un lapin qu’un aigle eu capturé. Mais la différence est que j’étais libre ; je me sentais léger et sans poids ; mieux qu’une douzaine de sauts sur un trampoline. J’étais en plein essor. Toutes mes idées broussailleuses se lamentaient ; elles étaient glacées. J’étais dépourvu de parole, et je n’arrivais même pas à crier. Pourquoi crierai-je ? D’amusement ou d’effroi ? D’éblouissement ou d’agonie ? Je voyais tout à l’envers, mais ceci ne dura qu’un instant, quand une bouffée de poussière et de particules de verre me giflèrent. Un coup de bâton venu de nulle part frappa ma hanche droite, et quelque chose de plus dure m’attaqua le dos. L’ouragan me lança vers le nord, et je m’abattais sur une pelouse verte de golf comme une poupée de chiffon.  

I had never tended to approach stories that come out raw from reality; nothing but unreal facts, full of the picture of my imagination. Now I lie melancholy on my desk, filling this blank page with ink; more precisely, words that were simmering in my head, with what remains of my ruined body. Of course, I was seriously wounded; without dr. Yates’s miraculous care, I probably won’t be able to tell this story around the corner of my bedroom while it’s raining outside. You wonder why give yourself your time, in order to read this. Believe me, too; if it wasn’t necessary to tell you what happened in September 2019, I should have gone to bed that night so early. I have a tortured pain to tell the truth. Well, on September 21st, it was sunny, wasn’t it? Like any dreamer, I settled in a wheat field that belonged to my grandfather, who had owned it for more than 40 years; when father was still having fun hearing Hendrix and Dire Straights. I approve of a great love for them too. Two simple clouds overhanged me, sailing nonchalantly, and the sun offered them a much more convenient majesty. “Like father as son, Hurricane Imelda will succeed Harvey in two days at the state of Texas. Be alert and close your windows.” Announced the reporter broadcast on my cell phone radio. An iPhone with a rather mediocre front-facing camera. I assume I had no idea how fast the storm was coming, maybe fast enough that it will go unnoticed in the city of Baytown, but the damage insurmountable as in the summer of 2017. Thousands injured and at least three dead, without the pets that succumbed to their much more innocent fate. I kept following the clouds with my eyes. Father called me for lunch; a table worthy of our great and remarkable family. At nightfall, everyone engaged in board games as long as there was no connection. The only mother who enjoyed a 4G subscription with unrelenting and undivided contempt and ferocity; like a bloodhound would protect his precious puppies. Oh yes, pre-good! Does that remind you of anything? On Sunday evening, the city sank into a snoring greyness; rain showers visited Baytown, Houston and the surrounding area. It was a blatant landscape; no one was supposed to walk outside, as most of the population did their best to avoid the damage. My family already felt hopeless. I was worried in my bed and was thinking about the hurricane. I was not used to seeing one closer, because we lived in Denver; otherwise, these cyclones fascinated me on TV. Quite gaping and scary, like titans out of a myth. It’s there; at midnight as the storm accidentally arose. Large clusters of clouds formed covering the horizon itself; thunder pounded the sky, and lightning spread its infernal smell. A cold of death suddenly submerged my room. It was the impassive silence that set in and gave me a ghostly fear. I felt weak and lulled by masked monster ready to reveal itself. There were four of us in my room; my sister and my cousins. The others took refuge in the games room. A voluminous wind swept through the roof and bombarded the windows at first blow. Then the second blow, if I remember very well, came to annihilate the concrete house in a gigantic bellows; continuing on its way to Houston. At that moment, I was swept away by the storm; Gone. Like a banana that a monkey took over the zoo; like a bullet that a troubadour threw; like a rabbit that an eagle had captured. But the difference is that I was free; I felt light and weightless; better than a dozen jumps on a trampoline. I was booming. All my bushy ideas lamented; they were icy. I was speechless, and I couldn’t even scream. Why would I scream? Fun or dread? Dazzle or agony? I could see everything upside down, but this only lasted for a moment, when a whiff of dust and glass particles slapped me. A stick hit my right hip out of nowhere, and something harder attacked my back. The hurricane threw me north, and I was dying on a green golf lawn like a rag doll.  

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